Présentation de la bastide de Bretenoux
• La bastide de Bretenoux est située sur la rive gauche de la C
ère. Dès le haut

Moyen Age, le cartulaire de Beaulieu mentionne l'exis
tence d'un domaine agricole, la villa Bretenoro ainsi que des terres nommées Orlinda. Au XIII
em siècle, c'est à cet emplacement que Guérin, seigneur de Castelnau, l'une des plus puissantes familles du Quercy, fonde la bastide de Villafranca d'Orlinda qui permet le regroupement des populations jusque là dispersées sur le territoire de la seigneurie. Par l'octroi d'une charte de coutumes, dès 1277, les différents articles fixent les
dispositions relatives aux libertés relevant du droit civil ou criminel, à la fixation d'impôts ou au droit d'élire des consuls pour gouverner la ville.
• Elle détermine également l'organisation du commerce. Dès l'origine, un marché est prévu les mardis et samedis, (il est toujours maintenu de nos jours) et des foires de trois jours chacune aux fêtes de l'Assomption et de Sainte Catherine, sainte patronne de l'église.
• Protégée par les hauteurs du château qui présida à sa fondation, située à la rencontre de la vallée de la Cère et d'une route reliant Figeac à Tulle, Bretenoux a bénéficié d'un site de plaine propice à un urbanisme régulier privilégiant le tracé orthogonal. Particulièrement bien conservé, le réseau s'organise autour des carreyrats (rues charretières qui joignent la
place à l'extérieur), des carreyrous (ruelles d'environ 2 mètres réservées à la circulation piétonne) et des andrones (espaces entre deux habitations destinés à recevoir les eaux
usées). La bastide présente des vestiges de remparts et conserve la porte dite «de la Guierle», témoignages des fortifications.
• La place des Consuls, destinée aux échanges commerciaux, n'occupe pas une position centrale. Autrefois bordée par la maison commune (ultérieurement transformée en chapelle
des Pénitents Bleus puis démolie), elle présente encore une belle suite de couverts. Elle a
conservé un pavement de galets et l'ancien puits. Dans la bastide, de nombreuses maisons des XVe, XVI', XVIIe et XVIIIe siècles témoignent de la richesse passée.